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Par Stéphane Thériault
ÉPHÉSIENS 4 1 Je vous en supplie, donc, moi qui suis prisonnier parce que je sers le Seigneur : vous que Dieu a appelés, conduisez-vous d’une façon digne de cet appel. 2 Soyez toujours humbles, doux et patients. Supportez-vous les uns les autres avec amour. 3 Efforcez vous de maintenir l’unité que donne l’Esprit Saint par la paix qui vous lie les uns aux autres. 4 Il y a un seul corps et un seul Saint–Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu vous a appelés. 5 Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; 6 il y a un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous. Introduction : Je ne sais pas si vous avez déjà regardé un vieux film des années 50 récemment? Avez-vous remarqué qu’au début des films de cette époque, ils plaçaient le générique au commencement du film. Regarder aujourd’hui ces génériques, c’est un moment qui semble durer une éternité et cela malgré l’avance rapide que nous procure notre technologie moderne. Je ne sais pas si une de leur stratégie était de nous mettre en haleine mais cela produit cet effet. L’apôtre Paul a écrit 13 livres ou épîtres du nouveau testament. En fait il a presque écrit la moitié des livres de la deuxième partie de la Bible, soit 13 sur 27. Dans plusieurs de ces lettres qu’il écrivait à différentes églises, il expose de la doctrine que certains pourraient voir comme de la théorie. Nous voyons cela en particulier dans l’épitre aux Romains et dans celle aux Éphésiens. Pour plusieurs qui ont soif d’action et de choses plus pratiques, les premiers chapitres des lettres de Paul sont comme de vieux génériques de film qu’il faut se dépêcher de passer pour se mettre aux choses plus sérieuses et plus concrètes. Pourtant, ces précieux chapitres sont les fondements mêmes de notre foi et de notre action ici-bas. En fait, ces chapitres sont importants car ils nous parlent de Dieu et de son œuvre pour chacun de nous. Mal les comprendre c’est courir le risque de passer le reste de notre vie à compenser par nos propres forces pour atteindre ce que le Seigneur a déjà fait et accompli pour chacun de nous. Prisonnier mais libre avec Christ Une compréhension de ces premiers chapitres permet à l’apôtre Paul, celui qui affirme comme un sujet de fierté moi qui suis prisonnier d’être aussi serein et confiant malgré l’épreuve. Une épreuve qui lui a pris toute sa liberté et qui risque de lui prendre aussi la vie. Malgré cela il est en paix, car il sait que Dieu est là, tout puissant. Paul se souvient de ce qu’il était avant sa rencontre avec le Christ et il sait la grandeur et la profondeur de l’œuvre de Dieu pour lui. Malgré son état de prisonnier, Paul est libre pour chercher l’intérêt des groupes de croyants que Dieu a commencé par lui. Avant d’aborder la partie pratique de l’épître aux Éphésiens, soit le chapitre 4, il est bon de se rappeler qui nous étions avant notre rencontre avec Jésus et ce que Dieu a fait. Si vous êtes un visiteur parmi nous ce matin et que vous n’êtes pas familier avec le langage de la Bible, soyez patient cela ne durera qu’un moment… L’Épître aux Éphésiens nous dit que : Nous étions : 1. Morts dans nos péchés, 2. Sous le pouvoir du monde spirituel mauvais, 3. Impurs, 4. Séparés de Christ, 5. Exclus des alliances, 6. Sans espérance, 7. Sans Dieu dans ce monde. Mais Dieu dans son amour nous a : 1. Bénis dans notre union avec Jésus, 2. Accordé toute bénédiction spirituelle avec Lui, 3. Avant la création, choisis pour être siens, 4. Délivrés du mal, 5. Pardonnés nos péchés, 6. Donnés une sagesse et intelligence pour connaître Christ, 7. Fait revivre avec Lui, 8. Mis sa marque personnelle sur nous, soit son Esprit-Saint, 9. Adoptés, 10. Fait assoir avec lui dans le monde céleste, 11. Abattu le mur qui nous séparait de Lui, 12. Intégrés dans la construction de son temple etc.… Cela devrait procurer en nous un émerveillement. Un désir d’adorer, de dépendre et de connaître davantage celui qui est si grand et si puissant. C’est ce que Paul demande dans une de ses prières aux gens de la communauté d’Éphèse : pour être capables de comprendre, … combien l’amour du Christ est large et long, haut et profond (3.18). Un appel qui unit… Quand Paul affirme vous que Dieu a appelés, voilà ce que constituait cet appel. Pour la plupart d’entre nous, nous avons répondu à celui-ci. Vivons-nous tout ce qu’affirment ces versets? Si vous êtes comme moi, nous devons affirmer que cela n’est pas toujours le cas car dans bien des moments nous ne nous sentons pas comme ceci ou cela ou notre expérience contredit certaines vérités énoncées ce matin. Mais la question n’est pas tant vivons-nous mais croyons- nous à ce que Dieu a fait de nous en Christ ? Cela déterminera notre marche dans le terrain que Dieu a déjà conquis pour nous. Ce matin nous sommes rassemblés en communauté, mais il a fallu un sacré bout de chemin de la part de Dieu pour en arriver là. Paul dit : …conduisez-vous d’une façon digne de cet appel. Notre vision de son appel, notre conscience de la grandeur et du plan de Dieu influenceront notre comportement dans ce monde et notre attitude dans l’Église. C’est son projet : l’Église. Il a fait de chacun de nous des pierres vivantes pour la construction de son temple qui n’est plus seulement à Jérusalem, à la Mecque ou à Washington mais ici à St-Jérôme et dans bien d’autres villes et villages du monde. La grandeur selon Dieu 2a Soyez toujours humbles, doux et patients Voici trois qualités qui sont reliées ensemble. Dieu habite au milieu des humbles, il a en fait horreur des orgueilleux et la Bible affirme que Dieu leur résiste. On rapporte que Muhamed Ali alors qu’il était au sommet de sa gloire devait prendre l’avion. L’hôtesse de l’air lui demanda comme elle faisait toujours avant tous les vols d’attacher sa ceinture. Le célèbre boxeur lui répondit offusqué que Superman n’avait pas besoin de ceinture! Et elle de répondre aussi promptement que Superman n’avait pas besoin d’avion non plus! Sans rien rajouter, Ali attacha sa ceinture. L’humilité c’est de nous voir tels que Dieu nous voit, c'est-à-dire tels que nous sommes réellement. L’orgueil aveugle et déforme notre perception de nous-mêmes et des autres. Voici une image bien imparfaite : accepteriez-vous de devenir un pou afin de sauver l’espèce des poux. De passer par l’état de larve et de croissance normale de ces petites bibittes, pour ensuite vivre dans la limitation de cette vie de ces bestioles et dans l’espace restreinte d’une tête humaine? Nous ne pouvons vous et moi imaginer une démonstration plus grande d’humilité, de douceur et de patience qu’en l’exemple de notre grand Dieu: • Qui s’est incarné en Jésus-Christ pour naître dans une cabane pour animaux, • Qui a vécu et grandi comme un enfant normal dans une famille relativement pauvre, o Qui a accepté d’apprendre un métier manuel de charpentier et non de faire des études intellectuelles avec les grands maîtres de l’époque, • Qui a avec les tensions et tentations du célibat, • Qui a travaillé avec des attrapeurs de poissons pour la plupart sans grandes éducations, • Qui a accepté d’être traité, accusé comme un menteur et un voleur, • Et finalement, qui a accepté de souffrir de la mort la plus atroce, la plus lente et humiliante de l’époque… Voilà notre Dieu! Et pour le comble. Son plan est de continuer en quelque sorte son incarnation parmi nous à travers l’Église c'est-à-dire des gens ordinaires comme vous et moi. Jésus est maintenant la tête d’une nouvelle humanité, le début d’une nouvelle création. Nous sommes les membres de son corps sur cette terre. Quelle humilité! Quelle patience! Pour les romains et les grecs de l’époque, l’humilité était perçue comme une faiblesse. Ces grandes civilisations ont voulu conquérir le monde par la force et par la sagesse humaine, Dieu, lui, veut le faire par l’humilité, la douceur, la patience et l’amour. Ma vision et la sienne… Nous avons tous notre vision de ce que devrait être l’église. Pour ma part, je suis comme certains d’entre vous un idéaliste et je suis souvent déçu de la réalité et je dois constamment ajuster ma perception avec celle de Dieu. Ma vision est souvent alimentée par l’orgueil, la promptitude et l’impatience. Le théologien allemand Dietrich Bonhoeffer affirmait que le pire ennemi de l’Église c’est l’idéalisme… La fraternité chrétienne n’est pas un idéal à réaliser, mais une réalité créée par Dieu en Christ, à laquelle il nous est permis d’avoir part. Dieu a décidé de travailler avec des gens faibles et imparfaits. Sa grande œuvre s’accomplit au milieu et à travers nous d’une façon qui n’est pas toujours perceptible et mesurable à vue d’œil. Se rappeler d’où nous venons, ce que nous sommes en réalité, de ce que Dieu a fait pour nous et ce qu’il est dans sa nature profonde nous aide à vivre avec nos frères et sœurs avec patience, douceur et humilité. Je ne suis pas l’Église, mais je suis un de ses membres. Notre assemblée n’est pas l’Église avec un grand E mais une de ses manifestations sur la terre. Cela est rassurant. Je ne suis pas comme un couteau Suisse qui a toutes les fonctions en lui-même. Mais Dieu m’a fait une partie de son corps et j’ai besoin des autres pour m’épanouir et accomplir sa mission ici-bas et aussi les autres ont besoin de moi. Cela est humiliant mais rassurant! Je n’ai pas à avoir tous les dons et toutes les connaissances, à vivre toutes les expériences! Non! Je fais partie d’un team et c’est le Seigneur de l’Univers qui en est le coach. Nous ne savons pas si le Canadien gagnera contre les Capitals… Mais nous aussi nous sommes des joueurs dans la finale de ce monde… Dieu nous a tous connus et choisis avant la création du monde et nous faisons tous partie du grand repêchage en vue d’une partie qui culminera dans une grande victoire. La différence qui demande de la patience 2b Supportez-vous les uns les autres avec amour prend un sens nouveau. Oui parfois la différence peut nous agresser ou nous déranger. On dit qui s’assemble se ressemble c’est vrai et c’est ce que nous faisons ce matin. Nous nous assemblons car nous avons vécu une expérience commune : une rencontre avec Jésus-Christ. Mais à l’intérieur de cette ressemblance il y a de fortes différences de personnalité, d’histoires personnelles, d’opinions, de dons et d’accents de foi. La différence fait peur, elle menace. Notre société se plaît à nourrir la fragmentation des groupes d’âges. Nous rassemblons les 0-5 ans dans des CPEs, les enfants d’âge scolaire en garderie scolaire, les ados se rassemblent en gang ou en maison de jeunes, les célibataires vont ensemble, les personnes âgées dans des centres adaptés à eux. Presque chaque groupe d’âge possède ses professionnels pour s’occuper d’eux ainsi que des activités adaptées à leurs besoins. Chaque groupe a du linge, des films, des magasins ainsi que des périodiques qui leur sont adaptés. Je ne dis pas que cela n’a pas sa place, je travaille moi-même depuis 20 ans en garderie scolaire, mais je crois que nous perdons une richesse comme société à vivre côte à côte ainsi qu’une capacité à se tolérer, à être patients et respectueux envers les différences. Dans l’Église le Saint-Esprit qui nous rassemble ne le fait sur la base de groupe d’âge, d’intérêts, de personnalité ou autre… Nous pouvons comme contre-culture à St-Jérôme être le sel de la terre dans la mesure où nous vivons et maintenons l’unité que procure l’Esprit de Dieu. Nous ne sommes pas rassemblés dans un but personnel, mais communautaire qui est la gloire de notre grand Dieu et Sauveur. C’est lui qui a le plan de match! Se supporter les uns les autres dans nos difficultés et épreuves ou s’endurer comme diraient certains, dans nos différences avec patience, douceur et humilité font partie non seulement d’un préliminaire à la partie mais de la vraie game aussi. Car le but du Seigneur n’est pas seulement de rejoindre le monde mais de premièrement nous transformer à son image. L’Église locale fait partie de ce petit laboratoire de vie qui contribue au travail de l’Esprit en nous. L’unité et notre responsabilité 3. Efforcez-vous de maintenir l’unité que donne l’Esprit Saint par la paix qui vous lie les uns aux autres Après bien des hésitations et discussions, nous sommes allés en famille dans un centre de vaccination pour avoir le fameux vaccin… vous savez celui qui a un nom qui ressemble à un code postal : AH1N1. Moi qui ai une peur bleue des piqûres, l’expérience s’est bien passée. Nous sommes tombés sur une infirmière rapide et efficace. J’expliquais aux enfants que nous avions tous reçu, en faible dose, le virus lui-même afin que notre corps crée des anticorps. Ils étaient tous horrifiés de la chose malgré nos explications. Nous étions tous unis dans une même expérience, habités par un même virus!. De même c’est non un virus ou son vaccin, mais l’Esprit de Dieu qui nous a unis ensemble. C’est l’œuvre de Dieu mais nous sommes responsables de maintenir et de conserver cette unité. Comment? En restant premièrement proche de la tête. C’est Jésus qui donne un sens à tout ce que nous sommes et faisons. Nous sommes capables comme groupe de chrétiens de faire bien des projets humanitaires et spirituels ensemble mais Lui seul peut donner la vie. C’est Jésus qui dirige et coordonne les membres. Avez-vous déjà vu un corps sans tête? J’espère que non car cela doit être horrible! Un corps qui n’est plus coordonné et qui se meurt… Une église qui s’éloigne de Jésus ressemble à cela. La forme et la structure sont là mais il n’y a plus de vie. Oh Dieu, garde nous de devenir ainsi! Je suis chrétien depuis près d’un quart de siècle et parfois, je ne dis pas toujours, une des manifestations visibles de la distance qui se crée entre un chrétien et son Sauveur se manifeste aussi avec la distance que ce même chrétien prend avec son église locale. Tout à coup il n’y a plus rien qui a du sens, tout le monde n’a rien compris, la personne se sent jugée… Pourtant Dieu est le même, les chrétiens aussi, mais la personne s’est éloignée de Jésus et l’Église n’a plus de sens… Unité par la soumission Une autre façon de vivre l’unité, c’est par une attitude de soumission envers les anciens et la direction de l’église. Je suis en contact avec le conseil depuis près de trois mois au moins, et ce qui me frappe c’est leur dévouement pour l’église de St-Jérôme. Ils donnent sans calculer. C’est remarquable et je ne dis pas cela pour faire mon têteux ou pour mériter une faveur quelconque, non. C’est vrai, ils ne sont pas parfaits, cela ne veut pas dire que je serai d’accord avec toutes leurs décisions… En privé je pourrai leur faire part de certaines questions ou désaccords mais au bout du compte, je me soumettrai si cela reste dans le cadre de ce que nous enseignent les Écritures. Mon attitude fondamentale doit être d’encouragement et de support afin de rendre cette tâche pastorale plus facile et plus agréable à ceux qui la dirigent. En fait, mon attitude envers les différentes formes d’autorités au travail, dans la société et dans l’Église reflète mon attitude fondamentale envers Dieu. L’Église ce n’est pas une centrale syndicale, où je puis constamment faire des griefs et surveiller si les autorités sortent des cadres de la convention collective. Elle n’est pas non plus une monarchie qui possède des droits divins et à qui je dois me soumettre aveuglément. Non l’Église possède son propre statut, elle est un organisme vivant dont Jésus est la tête. Elle a son origine en Dieu et elle devrait fonctionner par l’humilité, la douceur et l’amour. Mais qu’elle est mon attitude par rapport à ce qui représente la direction dans l’église? Suis-je celui ou celle qui prend plaisir à soulever tous les détails, défauts, et besoins de l’église ? En chacun de nous sommeille un réformateur qui attend impatiemment le moment de s’exprimer pour défendre une injustice et rétablir la vérité. Mais la vraie grandeur pour Dieu, c’est cette capacité non de parler et de dénoncer, mais de vivre dans l’ombre pour servir les autres. De vivre sous la mission de Dieu dans la soumission mutuelle La nature humaine est ainsi faite que nous sommes tous habités par une curiosité maladive et une tendance naturelle au commérage et à la médisance. Au début de ma vie chrétienne, je me souviens d’avoir lu une caricature sur le sujet de la médisance. On voyait une femme qui s’appelait Miss Barracuda au téléphone, elle disait à quelqu’un d’autre: Devinez pour qui nous devons prier et pourquoi ! Paul affirme dans sa 1ère lettre à Timothée : 5.17 Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur… C’est l’Esprit de Dieu qui unit et il le fait dans la paix. Quelqu’un a dit : Ce qui divise est petit et mesquin en regard à ce qui unit…Ce qui divise est souvent drapé ou déguisé en désir de réforme et de pureté. Quand nous ne sommes plus accordés au diapason du cœur de Dieu, ce qui est détail prend le dessus, divise et trouble la paix. Que le Dieu vivant nous enseigne à conserver sa paix. Le Dieu un en trois personnes Comme chrétiens, nous croyons à un Dieu vivant actuel et plein d’amour. Parfois le langage humain est limité pour décrire des réalités qui nous dépassent. Une de ces réalités est la trinité. Ce Dieu d’amour est trois personnes qui ne forment qu’un seul. Essayez de réfléchir à cela tant que vous voudrez! Nous sommes obligés de soumettre notre raison humaine à un mystère divin et de l’accepter par la foi c'est-à-dire en lui faisant confiance. L’apôtre Paul dans ce passage met beaucoup d’accent sur la pluralité et l’unité. Nous sommes plusieurs et un en Christ. Comme Dieu lui-même. Comme église nous avons mis par écrit des croyances et des valeurs qui sont pour nous fondamentales. D’ailleurs le processus de refocalisation en est un bel exemple. Mais dans cette unité de foi, il peut y avoir de la diversité. Unité ne veut pas dire conformité. Dans les versets 4,5 et 6 nous voyons une activité du Dieu en trois personnes dans la réalité de l’Église : L’Esprit est à l’œuvre : 4 Il y a un seul corps et un seul Saint–Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu vous a appelés. La présence de l’Esprit est liée à l’espérance. Espérance dans la délivrance complète de notre corps par la résurrection mais aussi de notre monde qui aux niveaux économique, politique, social, écologique va connaître un jour un nouveau départ. L’Église, l’épouse de Christ verra un jour face à face son sauveur et plus aucune larme ne coulera de ses yeux. Le Fils de Dieu c'est-à-dire Jésus le Seigneur : 5 Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; Le Fils de Dieu est lié à la foi et au baptême. La Bible nous dit qu’il n’y pas sous le ciel aucun autre nom par lequel nous pouvons être sauvés (Actes 4 :12). Si vous êtes pour la première fois dans une église chrétienne et que vous apprenez à l’instant que Jésus est mort sur la croix pour vous sauver alors que vous ne saviez même pas que vous étiez perdus, ne paniquez pas mais rassurez-vous; il est plutôt apaisant de savoir qu’il existe un virus mais que le vaccin est disponible. Pour tous les pécheurs qui se tournent vers le Seigneur avec confiance, Dieu promet de faire d’eux de nouvelles personnes. Ce changement qui s’opère de l’intérieur vers l’extérieur demande de l’humilité et de l’ouverture. Faites ce pas ce matin je vous en prie! Dite : Seigneur je crois en toi pardonne-moi mes fautes et viens dans ma vie! Je t’y invite! Dans notre communauté, nous avons l’habitude de ne pas baptiser les enfants car nous croyons que le baptême est une décision personnelle qui demande une réflexion. Un seul baptême comme un seul Seigneur, ils sont liés ensemble car se faire baptiser, c’est s’associer publiquement à Jésus. C’est s’identifier à sa mort et sa résurrection pour le suivre dans notre vie de tous les jours. Et finalement le Père : 6 il y a un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous. Le Québec a connu une forme de christianisme mais s’en détourne pour embrasser différentes formes de philosophies et religions. Paul n’est pas en train de faire la promotion du panthéisme c'est-à-dire une vision ou la divinité est présente dans tout ce qui nous entoure. Il n’est pas non plus en train d’enseigner une forme plus populaire du nouvel-âge où chacun possède en lui le divin mais ne le sait pas. Ce que l’homme a besoin c’est de cette connaissance que Jésus est venu donner : vous êtes Dieu! Non l’apôtre Paul écrit aux chrétiens d’Éphèse et c’est au peuple de Dieu qu’il affirme : qu’il est… Le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous. La présence du Père est liée à la puissance et au règne. Dieu le père est présent et agissant au travers l’Église. Nous sommes chacun de nous conditionnés par le monde d’Hollywood. Un monde superficiel axé sur la beauté et le talent. Notre Père ne regarde pas à l’apparence mais au cœur. Il ne considère pas ce que nous considérons. Jésus a valorisé des gens qui en apparence n’avaient pas le profil de winner : des enfants, une pauvre veuve, une femme samaritaine, un meurtrier de chrétien comme Paul. Dieu peut et veut utiliser chacun de nous dans son projet qu’est l’Église. Peut-être vous sentez-vous comme un pied mais soyez dans la joie aucun membre n’est inutile et même le petit orteil a son rôle à jouer. Conclusion : Si pour vous l’Église est comme un restaurant, votre fréquentation de celle-ci dépendra de votre appétit et des menus qui y seront proposés. L’unité de ses membres se fera autour de l’action de manger… Si pour vous l’Église est comme un spectacle, vous viendrez si le show est bon et si vous n’avez rien d’autre de plus important à faire. L’unité de ses spectateurs dépendra du talent des acteurs et de la diversité des présentations… Si pour vous l’Église est un club social, vous viendrez si vous rencontrez de bon(ne)s ami(e)s et si les activités proposées vous permettent de vous épanouir. L’unité des participants se fera autour de l’organisation des différents projets… Dans chacune de ces options, l’être humain, c'est-à-dire, vous et moi, est au centre. En cela il est certain que chacune de ces visions contredisent l’essence même de l’église. La Bible dit Toute chose existe par Lui et pour Lui (Rom. 11 :36). Jésus nous propose à travers son serviteur Paul, une Église comme un corps dont Jésus-même serait la tête. C’est un organisme spirituellement vivant. Vivre l’Église nourrit car Jésus est le Pain du ciel. Vivre l’Église divertie car je suis moi-même un des acteurs et j’y vois Dieu à l’œuvre à travers les gens autour de moi. Je n’y rencontre pas seulement des ami (e)s mais des frères et sœurs. J’y trouve un sens, car Jésus m’a donné des dons non pas seulement pour m’épanouir mais pour servir les autres. Il nous a donné une mission dont lui-même est le chemin et la vie. Merci Seigneur de nous avoir choisis pour vivre ta vie à travers-nous à St-Jérôme! «Tous pour un et un pour tous!»
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